Les artistes

Alexandre Dizac, dit Alëxone Dizac, est un artiste français qui vit et travaille entre Paris, Ivry et le reste du monde. Depuis les années 1990, il développe un univers fantastique et coloré où le dessin et la peinture occupent une place centrale. Il se fait d’abord connaître sous le nom d’Œdipe, réalisant des calligraphies in situ, baptisées œdiperies.
En 2005, il expose pour la première fois à grande échelle à Bruxelles.
En 2014, sans renier ses débuts dans le graffiti, il se définit comme un peintre contemporain, consacrant la majeure partie de son temps à son atelier. Mais son art dépasse largement l’espace de la toile : ses dessins colonisent divers supports et se déclinent à travers une multitude de médiums. Fasciné par l’artisanat et ses savoir-faire, il multiplie les collaborations, révélant par chaque rencontre une nouvelle facette de son univers pictural. Son champ d’exploration est vaste : lithographie, bronze, verrerie, céramique, design, stylisme ou encore art culinaire. De ces échanges naissent des œuvres uniques, des éditions limitées, des objets ou même des friandises destinées à une large diffusion.
Passionné par l’édition et les beaux livres, Alëxone Dizac publie régulièrement des ouvrages imprimés, dans lesquels il répertorie une grande partie de son travail.
DÉMARCHE
Difficile d’évoquer le travail d’Alëxone Dizac sans parler de graffiti. Véritable catalyseur de son parcours artistique, cette discipline lui permet d’affiner son regard, de perfectionner sa technique et de nourrir une curiosité insatiable pour de multiples formes d’art. Son intérêt pour la bande dessinée, les voyages, l’histoire de l’art et la typographie s’enracine dans cette première approche du graffiti, tout comme son expérience dans le graphisme, qui influence durablement son esthétique. Progressivement, les pinceaux remplacent les bombes aérosols, orientant son travail vers une pratique essentiellement en atelier.
Alëxone Dizac développe un univers peuplé de figures singulières : éléphants masqués, pingouins espiègles et bandits au long nez retroussé. Son art, à la fois humoristique et foisonnant, se compose d’aplats colorés cernés de sombre, délaissant le réalisme au profit d’une esthétique inspirée des miniatures persanes. Masqué et souvent armé, l’homme évolue parmi un bestiaire exubérant et des décors saturés de lettrages, bulles de texte et motifs calligraphiés.
Ses œuvres prennent vie sur des tissus bourgeois imprimés, choisis pour leurs motifs et leur palette chromatique. Il y superpose des aplats irréguliers et des traits fins où émergent animaux et personnages. Son pingouin emblématique, en perpétuel mouvement, traverse ces fresques oniriques, tantôt en figure centrale, tantôt en simple ornement.
Si ses titres suggèrent une narration, l’interprétation reste libre. Derrière ses compositions foisonnantes se cachent des allégories, des caricatures ou des clins d’œil autobiographiques, témoignant d’un regard aiguisé sur le monde et son époque.
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